Couchers de soleil
Sous les ongles roses et acérés d'une nécromancienne qui viennent de lacérer le bleu turquoise d'un ciel d'été, l'arcade des cieux se tordant de douleur a laissé échapper une sève rouge orangée par ces striures aussitôt enflammées.
Alors, les douces collines se sont voilées de noir pour ne pas voir du ciel, l'amer désespoir.
Et, les flots qui eux dansaient, il y a peu sous l'argent du tendre Apollon suffoquent maintenant sous une robe de plomb.
Les ombres téméraires se sont rapidement allongées, donnant au monde, le spectacle d'une pénombre angoissée, laissant d'étranges écorchures de nostalgie dans l'âme et le cur des plus endurcis.
Reste l'ultime audace du dieu soleil qui inonde violemment les dentelles noires des vagues, d'un éclat rouge carmin. Comme le dernier et brulant baiser d'un amant, l'étincelante promesse, Qu'il sera là, demain.
Aline Cresci.