Tribu Long Neck

Originaires de Mongolie, les Karens arrivent en Birmanie à l'issue d'une longue migration de deux mille ans.Arrivés au YUNNUN au Nord de la Birmanie, ils découvrent les grands fleuves qui s'élancent à travers les derniers contreforts de la chaîne himalayenne.
Premiers habitants des vastes plaines du Nord de la Birmanie situées à l'estuaire des fleuves Irrawaddy et Salween, ils se fixent en 730 avant J.-C. et vivent en paix deux siècles jusqu'à l'arrivée des Birmans.
D'origine Indo- Tibétaine, les birmans envahissent les terres occupées par les Karens qui sont contraints de se réfugier dans les montagnes bordant la frontière avec le Siam
Les karens se convertissent au 19ème siècle au christianisme, rencontrant alors l'hostilité des Birmans.Depuis cette période le peuple Karen se bat avec courage pour son identité et son indépendance. En 1950 les Karens créent leur propre état qu'ils nomment Kawthoolei (prononcer « Kotoulé »), « le pays de la félicité ».
Aujourd'hui, fer de lance de la résistance contre une junte militaire de type socialiste installée en 1962, ils combattent pour leur liberté dans un silence médiatique total.

Il faut savoir que nous sommes à quelques kilomètres de la frontière Birmane (Myanmar) où il y a toujours des affrontements. L'accès aux villages est plus dangereuse et difficile par la route ( nombreux contrôles de police ).
Ces Dernières années la Thaïlande a accueilli un nombre important de réfugiés de Birmanie, des tribus issues de minorités.
Il faut savoir, en effet, que les Long Neck sont des cultivateurs qui ont dû quitter leurs terres au début des années 1990.
Appartenant au groupe Karen en rébellion contre Rangoon, ils ont fui les exactions de la junte militaire birmane.
Réfugiés tolérés par les Thaïlandais qui y voient là une façon d'attirer les touristes, ils sont sans terre, sans ressource et le tourisme est leur seul moyen de subsistance.
Les femmes vendent leurs tissages et de petits objets ethniques.
Elles sont ornées, autour du cou et des jambes, des anneuax de laiton posés dès l'age de 6 ou 7 ans.
L'origine de cette tradition est aujourd'hui incertaine, et elle avait tendance à disparaître avant que l'armée Birmane ne déplace plusieurs familles à proximité de Mae Hong Son ou l'intérêt des touristes et leur désir de les photographier ont transformé les "femmes girafes" en une source de revenus.
La rue principale du village, tout en longueur. De chaque côté habitations et boutiques artisanales.