LE PEUPLE AKHA.


Pays : Chine, Laos, Thaïlande, Birmanie,
Vietnam
Population : 1.5 millions d’individus
développés en plus de 40 sous-groupes
Mode de vie : Agriculture, cueillette, chasse
Religion : Animisme / Panthéisme

L’histoire des Akha et de leur culture nous ramène à plus de 1000 ans en arrière sur le plateau Tibétain. Il y a 800 ans environ, les Akha commencent à émigrer en direction du Mékong vers la ville de Sipsongpanna dans le sud-ouest de la Chine. Les guerres successives dans ces territoires les poussent à se diriger vers les montagnes du Laos, de Birmanie et de Thaïlande.
Ils y sont la plupart du temps méprisés voire ignorés, et en sont réduits aux travaux ingrats, quant ils ne finissent pas en esclave. Au cours des siècles, les Hani/Akha se sont développés en plus de 40 sous-groupes avec différents dialectes et costumes.
En vue de surmonter une marginalisation due à plusieurs siècles de nomadisme, des leaders Akha en Thaïlande se battent pour un accès équitable à l’éducation, la citoyenneté, et le droit de la terre. En opposition avec la politique d’absorption des minorités ethniques, le prosélytisme effréné des religions étrangères et le modernisme inadapté à leur culture, les Akha résistent contre ces tendances amenant à ignorer voire détruire leurs lois coutumières et morales. Ces lois (Akha Zang), construites par leurs ancêtres sur plus de 65 générations, sont toujours conservées dans les lectures généalogiques faites par les anciens. Ces règles ont été et sont toujours essentielles pour la survie des Akha et de leur identité culturelle, particulièrement dans un contexte écologiquement et politiquement rude. Générations après générations, ces savoirs ont été transmis oralement par certaines personnes dont la vie est dédiée à l’apprentissage, la mémorisation, et la transmission de ces données.

Chassés de Chine par l'Empire du Milieu, acculés à l'Himalaya, les Akha sont venus récemment dans le sud de la Chine, pour s'installer dans les collines à la limite de la Birmanie, du Laos et de la Thaïlande. Vivant aujourd'hui grâce à la culture sur brûlis, ils ont participé jadis au trafic de l'opium.
Depuis des siècles (et dans un passé récent), les Akha étaient utilisés pour franchir des frontières et assurer des livraisons de marchandises. Ignorant les frontières et les lois, souhaitant devenir Thaï à leur manière, les Akha apparaissent comme étant une " plaie " pour les gouvernements locaux, qui cherchent des moyens pour les neutraliser.
Les Akha ne peuvent s'acclimater aux températures et aux maladies de la plaine : s'ils descendent, ils mourront de maladie. S'ils restent dans leurs collines, ils mourront de leur isolement…

Tribu Lisu

ACHUMAKO (bonjour), bienvenue à NALAO KHAO (nom du village et riz) à flan de montagne, belle famille de éric G et parents directs de Ameema son épouse.

Le peuple Lisu est un groupe ethnique qui réside en Chine, au Myanmar (Birmanie), en Thaïlande, et dans l’état indien de l’Arunachal Pradesh.
Leur origine est probablement la partie orientale du Tibet.
Selon les témoignages et des légendes les ancêtres du peuple Lisu vivaient le long des rives de la rivière Jinsha et furent soumis aux deux puissantes tribus « Wuden » et aux « Lianglin ». Après le XIIe siècle, le peuple Lisu passa sous l’administration préfectorale de Lijiang de la dynastie Yuan, puis de la dynastie Ming en Chine.
Les Lisus commencèrent à émigrer hors de Chine au XXe siècle.
On compte 30 000 Lisus en Thaïlande, où ils font partie des « tribus des collines », 250 000 au Myanmar.
Les villages Lisu sont en général établis près des rivières, l’eau ayant des pouvoirs particuliers. Ils possèdent deux types de maisons : Certaines avec une structure en bois, les quatre côtés étant formés de pièces de bois de 12 pieds de long, le toit étant fait de planches, ressemblent à des boîtes ; d’autres ont une structure de bambou, supportée par 20 ou 30 pieux avec un toit en chaume ou en bois. Au centre de la maison il y a l’âtre.
Traditionnellement les Lisus vivent de l’agriculture, cultivant du riz, des fruits,des légumes et certains chassent encore le tigre en grimpant dans les arbres pour repérer les excréments. En dehors de Chine ils ont aussi cultivé le pavot pour produire de l’opium, bien que cette pratique tende à disparaitre en raison des pressions internationales. Malgré cela une petite proportion de Lisu est droguée à l’opium.
En général les femmes portent des tuniques colorées qui leur tombent aux genoux avec une ceinture noire, et des pantalons bleus, noirs ou verts. Les manches et les poignets sont brodés de bandes étroites bleues, vertes et jaunes. Les hommes portent des pantalons amples, souvent en couleurs voyantes, et des chemises plutôt occidentales.
La langue des Lisu appartient au groupe dit "lolo-birman" de la branche tibéto-birmane des langues sino-tibétaines. En Chine, une forme écrite a été construite en 1957.
Les Lisu de Thaïlande ont leur propre langage qui s’est développé depuis des décades et qui a adopté des mots des langages de leur pays d’adoption. Cela rend difficile la communication entre Lisu de pays voisins. Les Lisu de Thaïlande n’ayant pas de langue écrite, ils se passent leur histoire de génération en génération sous la forme d’un chant. Aujourd’hui, le chant est si long qu’il peut prendre plus d’une semaine à chanter.
Les Lisu Chamanistes et Animistes craignent, pour la protection de leurs esprits, les photos prisent en intérieur.

Tribu Palong

L'origine de la tribu Palong est encore incertaine. Ils seraient originaires de Birmanie, près de la rivière Mae. Certainement cousins, ils refusent l'appartenance aux Karen ( et vis-versa ) malgré la similarité dans leurs coutumes. Ils se sont installés de manière disparate, traversant les montagnes pour se réunir régulièrement. Leur coexistence pacifique prit fin brutalement, lorsque les gouvernements de la région commencèrent à faire respecter strictement leurs frontières respectives.Il n'y a que quelques villages Palong en Thaïlande, chacun d'entre eux dans la partie nord de la province de Chiang Mai long de la frontière au Myanmar (Birmanie).
En général, le Palong peut être trouvé en Birmanie orientales dans l'état de Shan. À l'heure actuelle, la population est d'environ 60000 âmes.
Leur principal gagne-pain est la culture du tanatep, une grande feuille pour envelopper les cigares et cultivent aussi le riz, la maïs, les haricots noirs et la cacahuète.
Les hommes et les femmes décorent leurs dents avec de l'or.
Les Palongs sont facilement reconnus par la tenue vestimentaire de leurs femmes; paréo rouge, le plus souvent un manteau bleu avec un large col rouge et de l'argenterie à la taille.
Jadis animistes, la plupart des Palongs sont convertis au bouddhisme.Il y a très peu de villages Palong en Thaïlande, chacun d'entre eux proviennent de Birmanie.
Ils (les hommes et les femmes) mâchent du tabac et de la noix de bétel.
Les mariages sont souvent menés à plusieurs ensemble, suivie d'une cérémonie festive de trois jours.

ANECDOTE;
En Palong, "salop'salop'" signifie ... on a du tissu en magasin.
Interpelé d'entendre Maew (mon amie Lisu de Chaing Dao) parler de la sorte à des clients tribals passant devant son magasin (AMEEMA'S SHOP à Chiang Dao) je demande aussitôt une explication.

Tribu Hmong

Les Hmong sont un peuple d'Asie originaire des régions montagneuses du sud de la Chine (dans la région du Guizhou), du Viêt Nam (dans le nord du pays) et du Laos. Traquée par les armées laotienne et vietnamienne pour avoir aidé les Français pendant la guerre d'Indochine puis les Américains pendant la guerre du Viêt Nam, une partie des Hmong vit encore réfugiée dans la jungle. Ils sont aussi appelés les Miao (Miáo) ce qui signifie « riz cru » et désigne depuis longtemps des populations nomades peu intégrées. Les Hmong eux-mêmes emploient souvent la dénomination « montagnards ».La plupart des Hmong vénèrent les esprits, les démons et les âmes des ancêtres. Ils ont des chamans qui exorcisent les esprits malveillants et des prêtres qui accomplissent les fonctions cérémonielles. Le sacrifie animal est très répandu.
Au cours des dernières décennies, une forte population de Hmong a émigré mais la plus grande partie vit encore en Asie du sud-est : Chine, Viêt Nam, Laos, Thaïlande et Birmanie.
La langue hmong appartient à la famille des langues hmong-mien, encore appelée "miao-yao" d'après les noms chinois de ces langues.
Il existe de très nombreuses formes dialectales, beaucoup n'ayant d'ailleurs probablement pas encore été répertoriées. Les 2 plus répandues sont le « hmong vert » et le « hmong blanc » (dialectes les plus répandus au Laos, en Thaïlande, au Vietnam et en Birmanie), devant leur appellation à la couleur des costumes traditionnels féminins des locuteurs (et non pas à la crème :)). Ces deux dialectes sont parlés par la diaspora hmong occidentale.
Les premières formes d'écriture hmong remontent au début du XXe siècle. Plusieurs ont ainsi été formées par des missionnaires, notamment dans les années 1950, grâce à l'alphabet latin. L'alphabet le plus utilisé actuellement par les Hmong à travers le monde est l'alphabet dit Barney-Smalley, du nom de ses créateurs.
Depuis plus de trente ans maintenant, les Hmong sont traqués et exterminés. Ceux d'entre eux qui parviennent à s'enfuire en Thaïlande, où ils peuvent être accueillis pour certains d'entre eux, d’autres gagnent des pays occidentaux. Cependant, beaucoup aussi restent dans une situation délicate au Laos. En Thaïlande, parqués dans des prisons à ciel ouvert, ils n'ont pas le statut de réfugiés, mais celui "d'immigrant économique illégal". Environ dix mille d'entre eux sont enfermés dans ces camps de prisonniers, dans la province de Phetchabun, par exemple, ou dans d'autres prisons du Nord et du centre de la Thaïlande. La situation humanitaire y est préoccupante.

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Tribu Long Neck

Originaires de Mongolie, les Karens arrivent en Birmanie à l'issue d'une longue migration de deux mille ans.Arrivés au YUNNUN au Nord de la Birmanie, ils découvrent les grands fleuves qui s'élancent à travers les derniers contreforts de la chaîne himalayenne.
Premiers habitants des vastes plaines du Nord de la Birmanie situées à l'estuaire des fleuves Irrawaddy et Salween, ils se fixent en 730 avant J.-C. et vivent en paix deux siècles jusqu'à l'arrivée des Birmans.
D'origine Indo- Tibétaine, les birmans envahissent les terres occupées par les Karens qui sont contraints de se réfugier dans les montagnes bordant la frontière avec le Siam
Les karens se convertissent au 19ème siècle au christianisme, rencontrant alors l'hostilité des Birmans.Depuis cette période le peuple Karen se bat avec courage pour son identité et son indépendance. En 1950 les Karens créent leur propre état qu'ils nomment Kawthoolei (prononcer « Kotoulé »), « le pays de la félicité ».
Aujourd'hui, fer de lance de la résistance contre une junte militaire de type socialiste installée en 1962, ils combattent pour leur liberté dans un silence médiatique total.

Il faut savoir que nous sommes à quelques kilomètres de la frontière Birmane (Myanmar) où il y a toujours des affrontements. L'accès aux villages est plus dangereuse et difficile par la route ( nombreux contrôles de police ).
Ces Dernières années la Thaïlande a accueilli un nombre important de réfugiés de Birmanie, des tribus issues de minorités.
Il faut savoir, en effet, que les Long Neck sont des cultivateurs qui ont dû quitter leurs terres au début des années 1990.
Appartenant au groupe Karen en rébellion contre Rangoon, ils ont fui les exactions de la junte militaire birmane.
Réfugiés tolérés par les Thaïlandais qui y voient là une façon d'attirer les touristes, ils sont sans terre, sans ressource et le tourisme est leur seul moyen de subsistance.
Les femmes vendent leurs tissages et de petits objets ethniques.
Elles sont ornées, autour du cou et des jambes, des anneuax de laiton posés dès l'age de 6 ou 7 ans.
L'origine de cette tradition est aujourd'hui incertaine, et elle avait tendance à disparaître avant que l'armée Birmane ne déplace plusieurs familles à proximité de Mae Hong Son ou l'intérêt des touristes et leur désir de les photographier ont transformé les "femmes girafes" en une source de revenus.
La rue principale du village, tout en longueur. De chaque côté habitations et boutiques artisanales.

Tribus

Remerciements à Eric G. et à son épouse Ameema dit Maew (prononcez méao) pour leurs contributions à l'élaboration des albums tribaux grâce à leurs connaissances, de l'histoire de ces peuples et du terrain, qu' ils ont bien voulu partagées.

En Thaïlande, on accuse les minorités ethniques du Triangle d’or de tous les maux: trafic d’opium, déforestation, pollution des eaux.On accusait les tribus de trafic de drogue, de prostitution, et, à cause de leurs cultures sur brulis, de détruire les forêts. Certaines d’entre elles avaient fui les difficultés et les conflits ethniques de la Birmanie, du Laos, de la Chine et du Cambodge voisins.Je n’oublierai jamais le soulagement qu’on éprouve, après des heures de marche, en atteignant un village paisible perdu au milieu de l’immense forêt. J’ai découvert que les montagnards menaient une vie simple et traditionnelle, en harmonie avec l’environnement. Je ne comprenais pas leur langue, mais je savais, je sentais que leur cœur était pur.J’ai voulu comprendre et partager leur philosophie, leur mode de vie. J’étais charmée par les chants et le folklore, grâce auxquels les anciens transmettent leur savoir aux jeunes.Les problèmes rencontrés avec les Tribus c'est qu'elles n'ont pas la nationalité Thaïlandaise alors qu'elles vivent dans le Pays depuis des générations.C'est le cas des Lisu.Résultat, elles n’ont aucun droit légal sur les terres qu’elles cultivent. A cause de la déforestation, le gouvernement tente de protéger des régions entières en créant des réserves naturelles, ce qui provoque des différends.Aucun service public n’existait dans les montagnes il y a encore quelques années: ni routes, ni écoles, ni hôpitaux... Environ 90% de la population était analphabète. Le taux de natalité était presque trois fois plus élevé que dans le reste du pays et la mortalité infantile deux fois plus. Bref, les montagnards comptaient parmi les plus défavorisés. Et pourtant, ils ne se considéraient pas comme tels. A leurs yeux, la nature pourvoyait à tous leurs besoins, y compris les remèdes.Depuis des générations, les Lisus, les Hmongs et d’autres tribus cultivaient l’opium. Les anciens fumaient durant les réunions familiales et les fêtes de village. L’opium entre aussi dans la composition de nombreux remèdes traditionnels. Là-haut, il faut compter sur ses propres ressources. Mais jamais une tribu ne s’est enrichie avec le trafic d’opium.La situation a changé quand la demande des pays de l'ouest a explosé. La zone frontière entre la Thaïlande, le Laos et la Birmanie a été mise en coupe réglée par les trafiquants d’opium (d’où l’on tire l’héroïne) et rebaptisée le «Triangle d’or». Mais c’est les tribus que l’on a rendu responsables. Les Nations unies et le gouvernement ont décidé de substituer à l’opium des cultures de fruits et légumes. Ces projets, très nuisibles à l’environnement, n’ont pas favorisé l’amélioration du niveau de vie des tribus, ni leur dignité.Les Hmongs ont été très durement touchés.Pour accroitre les rendements des cultures de légumes, ils ont dû utiliser des engrais et détourner l’eau des rivières. Du coup, ils sont entrés en conflit avec les fermiers thaïlandais qui vivaient en aval. Les tribus pratiquaient la culture sur brulis de façon limitée pour produire leur nourriture, sans plus. Mais, après l’introduction des cultures commerciales, pour répondre à la demande, elles ont surexploité les capacités naturelles des sols, déjà dégradés et accentuées la déforestation. Les Akhas, par exemple, ont commencé à cultiver le riz dans des zones escarpées, ce qui a accéléré l’érosion. Ils essaient maintenant d’autres méthodes. Quoi qu’il en soit, la culture sur brulis n’est pas la seule cause de déforestation. C’est aux compagnies forestières venues du sud qu’incombe la plus lourde responsabilité. Le développement de la Thaïlande exige sans doute l’exploitation de la forêt. Mais à quel prix? Aujourd’hui, ce problème ne suscite, hélas, aucun débat public.Dans les pays tropicaux comme la Thaïlande, les forêts drainent les eaux de pluie vers les rivières. C’est un processus naturel complexe et fragile. Si vous détruisez la forêt, l’eau ruissèle sur les pentes et n’alimente plus les rivières. Elle est gâchée.Malheureusement, on fait peser l’entière responsabilité de la préservation de la forêt sur les tribus des montagnes, pendant que ceux qui vivent en contrebas, dans les campagnes ou dans les villes, ne font rien pour changer leurs habitudes. En fait, ils utilisent plus d’eau que les montagnards.Ces dernières années les infrastructures; routes, réseau électrique ont été améliorées. Mais on a peu investi dans l’éducation ou dans la conservation de l’environnement.Ce type de développement a conduit les tribus et la population de la plaine à multiplier les contacts. D’où de nouveaux problèmes. Lorsqu’elles étaient isolées, les tribus avaient une vision du monde commune, fondée sur l’harmonie avec la nature. Maintenant elles sont confrontées au matérialisme. Les jeunes veulent porter des jeans, conduire une moto ou une voiture, comme les gens des villes. Travailler la terre ne les intéresse plus; ce qu’ils veulent, c’est faire de l’argent. Ils sont nombreux à émigrer vers les villes, quitte à se prostituer. Ils reviennent dans les montagnes avec des maladies, comme le sida.Depuis des siècles, de nombreuses tribus venues des pays voisins se sont installées en Thaïlande. En général, les peuples indigènes ne s’arrêtent pas aux frontières. Ils bougent au gré des conflits politiques qui les opposent et de leurs besoins environnementaux.Jusqu’en 1992, il était relativement facile d’obtenir des papiers d’identité si vous étiez né en Thaïlande. Après les grandes migrations qu’a connu la région, pour des raisons économiques et politiques, le gouvernement a changé la loi. Aujourd’hui, les candidats à la nationalité doivent prouver que non seulement eux mais aussi leurs parents sont nés en Thaïlande. Or, en pratique, les tribus ne savent pas à quoi ressemble un acte de naissance.Quant aux autres, ceux qui ne sont pas nés dans ce pays, comment les renvoyer en Birmanie, où il n’y a pas de justice? Le problème est complexe. Le gouvernement thaïlandais ne peut pas offrir la nationalité à tout le monde. Compte tenu des circonstances, il fait de son mieux. Les migrations frontalières créent aussi des tensions dans les tribus. Les Hmongs, par exemple, manquent d’espace pour leurs propres familles. Aussi, lorsque des conflits ont commencé à chasser les Hmongs du Laos, ceux de Thaïlande leur ont dit qu’ils devraient retourner dans leur pays une fois la situation stabilisée.L’ écotourisme et le tourisme culturel devraient aider des gens d’horizons différents à mieux se comprendre. Mais l’industrie touristique exploite les tribus sans même s’en rendre compte. Le gouvernement encaisse les revenus et très peu d’argent est réinvesti dans la région. Seuls les voyagistes et quelques intermédiaires en profitent.De leur côté, les touristes ont tendance à traiter les peuples indigènes comme des attractions exotiques. Ils devraient apprendre à respecter ces populations et leur culture, au lieu de se borner à prendre des photos. Dans les villages lahus et karens, sur les bords du Mékong, les enfants se ruent vers les bateaux, dans l’espoir que les touristes leur jettent des chocolats ou de l’argent. La communauté internationale devrait prendre des mesures sérieuses pour bannir ces pratiques.

Tribu Lahu

VILLAGE DE PAKLUI DANS LE PARC DE WILD LIFE SANCTUARY PRÈS DE CHIANG DAO.

Les Lahu (Chinois : Làhùzú; ou : Ladhulsi ou Kawzhawd) sont un groupe ethnique. Ils forment un des 56 groupes ethniques officiellement reconnu par la République populaire de Chine, où ils vivent dans la province du Yunnan. Leur langue est très proche de la langue Yi de la famille des langues tibéto-birmanes. Elle est écrite avec l'alphabet latin.
D'autres populations Lahu vivent au Laos, en Birmanie et au Vietnam. Il y a environ 80,000 Lahu en Thailande, une ethnie parmi les vingt ethnies des montagnes.
Les Lahu, en majorité animistes ou chrétiens, se divisent en plusieurs groupes linguistiques : les Lahu rouges , les Lahu noirs, les Lahu jaunes et parlent leur propre dialecte.
Pacifique par nature, fuyant les guerres et conflits en Chine puis en Birmanie, ils ont trouvés refuge en Thaïlande depuis 1 siècle sur des terrains prêtés par le gouvernement Thaïlandais. Ils sont environ 60 000.
Les Lahu voient, chaque jour, leur existence devenir plus précaire. Pauvres, repoussés sur des terres peu fertiles,
ils sont réduits à une maigre économie de subsistance à base de riziculture.
85 pour cent des Lahus de Thaïlande vivent dans la province de Chiang Raï et Chiang Maï, les 15 pour cent restant vivent dans la province de Tak.
Les Lahus sont un peuple imprégnés du désir de bénédictions, ils aspirent à celles-ci pour une bonne santé, une nourriture suffisante, la sécurité pour leur famille et la paix dans leur cœur. Lahu, aussi nommé Mussur, signifie chasseur. Ils sont reconnus pour leur qualité de chasseurs, de poseurs de pièges, et également pour leurs connaissances en médecine des herbes. Les Lahus sont indépendants, physiquement plus robustes que les autres tribus. Ils habitent dans des maisons sur pilotis, le dessous servant de refuge pour leurs animaux domestiques.