LES MOKENS


Cette communauté de nomades des mers subit depuis toujours les pressions des autorités thaïlandaises et birmanes.
Trop atypiques pour s’inscrire dans les codes imposés par les deux pays, les Mokens y sont pourtant exploités au profit du tourisme.
On leur a tout fait. Les parquer dans des camps, les empêcher de prendre la mer, les contraindre à troquer leurs rites...
Pas de papiers, pas de titre de propriété, donc pas de droits. Les Mokens sont à l’Asie ce que le peuple Tzigane est à l’Europe : ils dérangent.
Errant principalement sur les flots de l’archipel des îles Mergui et du parc national de Surin, cette poignée de pêcheurs a vu ses us et coutumes complètement bouleversés par l’essor touristique.
A l’origine, ils passaient la majeure partie de l’année en mer, avant de se réfugier sur terre pour la saison des pluies.
Mais, à la suite du classement de Koh Surin comme Parc naturel en 1981, les Mokens en ont été chassés : trop " sauvages " pour être vus des touristes.
Devant l’intérêt de certains chanceux qui avaient eu l’occasion de les apercevoir, le gouvernement thaïlandais a revu sa copie.
Les Mokens ont alors été exploités pour satisfaire les vacanciers en quête d’exotisme. Ainsi cloué à la terre ferme, le peuple s’est peu à peu sédentarisé, et acculturé.
En seulement 20 ans, ce peuple a troqué des habitudes de vie millénaires contre des codes imposés.
Aujourd’hui, 60% des membres de la communauté ne peuvent plus être considérés comme des "nomades des mers".
Ils survivent en occupant les emplois dont personne ne veut, les militaires birmans leur interdisant les zones où ils avaient l’habitude de commercer, et la Thaïlande leur impose des taxes les poussant vers la clochardisation.

Résultat ?
Un taux de fécondité en chute libre, insuffisant pour assurer leur pérennité.

Moken-Mu-Koh-Surin-Village-Thailande

SNORKELING SUR L'ARCHIPEL 

 

Sur le site de cet hôtel en amont de 14 kms de Kuraburi, cette prestation proposée de snorkeling en mer d'Andaman.