Combat de coq


Un sujet mal connu par les étrangers non asiatiques, j'ai assisté à ces préparations et aux combats tout à fait par hasard après 14 ans de voyage en Thaïlande.
Dans les campagnes beaucoup de familles possèdent au minimum un coq de combat, une tradition incontournable dans certaines régions.

Kaï shon en Thaï.
Un bon coq ne combat qu'une fois par quinzaine m'a t-on appris.
Exactement comme un boxeur, une affaire de spécialistes, des semaines d'entrainements d’endurance, de résistance, de technique, de tactique et surtout une diététique stricte est nécessaire à l'élaboration d'un bon coq de combat courageux.

Au jour J, tôt le matin les coqs sont brossés, lavés, soignés, gavés aux "médocs" et autres produits genre extrait de Red Bull, jaunes d'œufs (je sais, un comble !) puis maquillés et séchés sous les rayons du soleil déjà brulant. Il est 7h30

Ambiance préparatrice autour de l'arène ou se dérouleront les combats sous un toit de tôles ondulées et un parterre de fientes.

Quelques minutes de luttes en round de 20 maximum sans blessures lourdes ni sang, jusqu'à la fuite de l'un des protagonistes et la joie caractérisée et non dissimulée de son propriétaire.

A l’Age de 3 ans le coq est mis à la retraite, libre comme un coq de ferme ou en reproduction. C’est le destin des meilleurs et des gagnants.

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