Paï


Petite bourgade tranquille il y a encore quelques années, Paï connait désormais des problèmes d’insécurité liés à l’alcool et à un développement incontrôlé. La première route traversant Paï, qui reliait Chiang Mai à la Birmanie, fut construite par les japonais durant la seconde guerre mondiale.

C'était la première fois que cette paisible communauté entourée de montagnes, où se mélangeaient harmonieusement plusieurs groupes ethniques, recevait de si lointains étrangers. Cette même route a depuis été agrandie. Si elle a permis d’apporter le progrès à Paï, la route 1095, en connectant la petite communauté au reste du monde, a aussi été comparée à "la trace d’un énorme serpent affamé venu dévorer la population locale".

La première vague d'arrivants, vers le milieu des années 80, était surtout composée de hippies, des bohémiens qui ont tout de même eu le bon goût de découvrir Ibiza, Goa ou Marrakech avant que la foule ne s'y précipite. La petite bourgade restait alors très tranquille, les bars fermaient tôt, à quelques rares exceptions. Les visiteurs respectaient les autres et ne cherchaient pas la confrontation. Les Thaïlandais toléraient alors, comme à Koh Samui ou Koh Phangan, un certain degré d'usage de drogue, tant que cela restait un ghetto isolé d'Occidentaux.

Puis vinrent les années Thaksin, les années-fric. Des promoteurs venus de Bangkok ont racheté les terrains, de plus en plus cher, les hôtels et les commerces ont poussé comme des champignons et les investisseurs ont vite fait pression sur la police pour changer l'image de la ville.
Place aux directives de Bangkok, aux flics, mais aussi aux bars et à l'alcool.

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