La sériciculture


Ainsi soie t'elle. La sériciculture est l'élevage du ver à soie qui est lui même la chenille d'un papillon, le Bombyx mori.
Elle consiste en l'ensemble des opérations de culture du mûrier, d'élevage du ver à soie pour l'obtention du cocon, de dévidage du cocon, et de filature de la soie.

 

Vers à Soie en élévage en Thaïlande


AU FIL DE LA SÉRICICULTURE


L'élevage s'effectue à partir des œufs du papillon appelés selon l'usage " graines ".
Dans certaines régions, la maison dans laquelle on pratique l'élevage des vers à soie est appelée magnanerie.

 

 Cocons et fils de soie en gravure ancienne Thaïlandaise

L' Histoire de la soie commence par unebelle légende .....


3000 ans avant notre ère, l'impératrice chinoise Hsi-Ling-Shi trouva un cocon, dans sa tasse de thé encore chaude, tombé d'un mûrier sous lequel elle était assise… toute étonnée et voulant le retirer elle ne put saisir qu'un fil qui semblait n'avoir jamais de fin… c'est ainsi, que le premier dévidage du cocon commença.

Durant 30 siècles, la soie se cantonne au pays de la grande Muraille. Puis, par l'intermédiaire des peuples des steppes récompensés par des étoffes somptueuses, le secret et le monopole de la sériciculture franchissent les frontières et les mers : Asie mineure, Bysance...

la mondialisation de la soie est lancée.


La sériciculture .....

La Sériciculture : est l'élevage du ver à soie. Élevé dans des magnaneries par des " éducateurs ", Le ver à soie fait partie du groupe des " Bombyx Mori " ou " Bombyx du Mûrier " il se nourrit uniquement des feuilles de mûriers durant 5 semaines, puis reput, il tisse un fil continu qui se solidifie pour former un cocon.

A la naissance, le ver d'une taille de 2 mm ne cesse de se nourrir, il grossit jusqu'à multiplier 10.000 fois son poids de naissance. II subit 4 mues et atteint alors une longueur de 8 à 10 cm. C'est le moment de chercher une place pour commencer à filer son cocon d'un fil continu.
Ce fil est la bave du ver, il se compose de 2 filaments qui proviennent des glandes soyeuses et qui se soudent l'un à l'autre
- la fibroïne
- le grès (forme une gaine autour de la fibroïne.)
Le cocon terminé, le ver se transforme en chrysalide puis en papillon. II secrète un liquide brunâtre afin d'écarter les couches soyeuses pour sortir de son cocon. Les papillons mâles et femelles s'accouplent puis le papillon femelle pond environ 500 œufs. Ainsi le cycle recommence à la saison suivante.

La filature .....

Comme je le disais, La bave est le fil de soie sécrété par le ver. Ce fil est constitué par deux brins de fibroïne enveloppés d'une matière appelée le grès. Le grès forme une glu qui en séchant colle les deux brins en un fil et les fils entre eux pour former le cocon. La solubilité du grès dans l'eau chaude permet de tirer le fil et de dévider le cocon.

Pour commencer l'opération du tirage et saisir le fil continu, il faut enlever une légère protection nommée la bourre ( ou frison ) qui garnit la surface extérieure du cocon.

L'opération par laquelle on dégage le frison se nomme le "battage" et celle par laquelle on l'enlève se nomme la "purge".  Cocons de soie Thaïlandaise en préparation

Pour se faire, on plonge à l'avance une certaine quantité de cocons dans une bassine d'eau bouillante, on les agite avec un balai en bouleau, bruyère ou chiendent appelé "escoubette". Les cocons suffisamment agités, on retire le balai puis on saisit toutes les baves démêlées et disposées sur le bord de la bassine, et l'on commence immédiatement le tirage des cocons.
Du stade artisanal au stade industriel, toutes ces opérations vont progressivement se mécaniser et puis s'automatiser : chauffage de l'eau des bassines à la vapeur, remplacement de la force motrice humaine, par une force motrice mécanique. L'opération de tirage de la soie s'organise dans de véritables usines occupant un nombre très important d'ouvrières.
Les cocons sont disposés sur des plateaux de service et portés à la fileuse. On réunit alors tous les brins en les nouant autour d'un bouton placé sur le bord du plateau, puis ils sont jetés dans une autre bassine d'eau à 45° afin de poursuivre leur dévidage.


Le tissage .....

Pour faire simple, le tissage est la confection d'un tissu par un jeu de croisement de fils nécessitant, tout de même, 3 opérations distinctes.

- Le Canetage : ou préparation de la trame, consiste à enrouler le fil des bobines sur un

petit support appelé "canette" que l'on place ensuite dans la navette.

- L'ourdissage : ou préparation de la chaîne.
Le fil de soie ou flottes est dévidé sur des bobines ou roquets à l'aide de dévidoirs.
Ces roquets peuvent être destinés à l'ourdissage ou au canetage.

- Le tissage : Fabrication de l'étoffe à l'aide de métiers à tisser qui furent, à l'origine des métiers à bras.

Les fils de chaine laissent passer entre eux un fil de trame lancé par une navette qui effectue un

mouvement de va-et-vient.

 

La Thaïlande, un producteur traditionnel

La Thaïlande possède une ancienne tradition soyeuse et sa production se situe autour de 1 000 t par
an mais ne couvre pas totalement ses besoins et doit importer 3/500 t par an.

Sa production de soie repose sur sa demande intérieure traditionnelle mais elle s’est développée dans les 20 dernières années en grande partie grâce à son important marché touristique et à la promotion de tissus de type semi-artisanal dans le cadre d’un label " Thai Silk ".


La sériciculture et le tissage thaï sont restés en majeure partie traditionnels : élevages de vers, filature et tissage manuels ne sont pas rares dans un cadre familial.

La Thaïlande dispose cependant d’un environnement technologique de qualité en recherche, formation, production de matériels végétaux et centres de grainage pour appuyer la modernisation de la production traditionnelle dans le cadre de technologies intermédiaires.

Elle possède par ailleurs un secteur de haute technologie avec des opérateurs privés et des filatures industrielles localisés dans des régions collinaires.

Relancée après la seconde guerre mondiale par l'américain Jim Thompson, la soie Thaïlandaise, la plus belle au monde de l'avis de maints connaisseurs, est devenue le support d'un commerce très actif.

Elle peut posséder diverses trames et motifs, notamment dans sa version " mut mee " , tissée avec des fils noués avant d'être trempée dans la teinture.

 Tissage en fil de soie dans un village Thaïlandais


En Thaïlande, s'il existe déjà de nombreux articles manufacturés tels cravates, chemises, robes ou coussins, vous aurez aussi la possibilité de vous faire faire des vêtements et voilages sur mesure.

La très célèbre "Thai silk" provient principalement du Nord et de l'Isan mais reste tissée dans la région de Bangkok pour ne pas parler de l'artisanat tribal, bien entendu.

Dans la capitale, Shinawatra sur Sukhumvit road et les boutiques de Surawong road, notamment Jim Thompson's et Khanitha, offrent choix et qualité.

A Chiang Maï, promenez vous sur 145/1-2 San Kamphaeng road où Shinawatra Thaï Silk a son siège.

Chaque année, Khon Kaen ( ville à l'est ) s'emplit de vendeurs à l'occasion de la foire de la soie qui se tient fin Novembre ou début Décembre.

Si vous manquez cette fête, Prathamakant propose toute l'année une superbe et large collection.


Et pour parfaire cet article, je me devais de vous inviter à parcourir ce SITE (Cliquez) pour des informations beaucoup plus pertinentes sur le sujet.

 

Le 23/11/2008