Récit de voyage


Il est 10h04, mon portable vibre, Philippe m'attend en bas de l'immeuble.
Une fois n'est pas coutume, un préavis de grève des transports publics était lancé à la date de mon départ.
Progrès oblige il n'est plus rare de trouver, afin de mieux nous servir, une génération naissante de transport de personnes....les motos taxis...


DÉPART POUR BANGKOK


Après quelques préparatifs, casque avec micro et musique, gants et '' Furigan '' rembourré, je chevauche l'arrière au siège chauffé de ce splendide 1300 Goldwing noir de la société VINTIME.
Confortablement installé, je me lance pour mon baptême en la matière.
Il en faut moins de temps pour le dire que par ''zig'' et par ''zag'' notre monture file via le périphérique sur l'autoroute de l'aéroport CDG1.
Contre toute attente la circulation est fluide ce qui m'autorise à baisser ma vigilance due au stress d'être piloter a l'arrière d'une telle cylindrée.
Tandis que le sol dégèle, mon visage cinglé de froid, un ciel bleu nous surplombe parsemé, ça et là, d'engins à la technologie monstrueuse regagnant ou s'éloignant de Paris suivis de leurs longs sillons blancs.
Pas plus d'une demi heure de délicate conduite sur le bitume que je ressens déjà la décélération à l'approche de la dépose minute.
Je règle et remercie Philippe puis me dirige vers le comptoir d'enregistrement.....c'est parti !
Mon voyage commence ici.....le énième pour la Thaïlande.

 

MÉMOIRE DE CHIANG DAO.

 

Quelle chance extraordinaire que de rencontrer, après plusieurs semaines de recherche sur le net et quasi par hasard ici, un homme avec une telle culture des Tribus.
Éric.G recommandé par Simon de C&C Teak house ne pouvait mieux satisfaire ce pourquoi je me rendis dans la Province de Chiang Mai.
Éric est marié à une femme LISU, parle quelques phrases types de leur langue mais aussi le Thaï, l’anglais et le Français.
Avec la modestie qui le caractérise (ce qu’il veut laisser entendre), ce n’est plus me rendre service que de m’apporter toute cette quantité d’informations et d’anecdotes, tant la richesse de ses informations est grande.
Cet expatrié, parmi tant d'autre, est une encyclopédie vivante à lui seul sur l’histoire et les coutumes de ces peuplades retirées.
Au travers des chemins hors pistes, je note, photographie et admire ces lieux inaccessibles riches de couleurs et cernés de jungle épaisse.

PALONG, AKHA, HMONG, LISU, LAHU et KAREN est son terrain.
Je découvre en même temps qu’il redécouvre et réfléchi aux nouveaux chapitres, qui fleuriront de souvenirs, SAWADIE, tel que celui de cet après midi où nous nous sommes installés sur le perron de la maison de " Papa ".
Pour un européen, citadin de surcroit, la sensation d’être reçu au beau milieu de nulle part au centre d’une dense végétation ne m’effraie pas....je me sens bien.
Papa est le beau père d’ Éric et chez les LISU l’accueil des amis de la famille est sans réserve.
Une poche en plastique transparente gonflée d’un liquide nous est tendue en signe de bienvenue. Un alcool de riz frelaté dont on m’offrira une bouteille un peu plus tard dans la soirée, mélangée à des herbes et racines lyophilisées à la vertu régénératrice de multiples maux.
Je n’oublierai pas aussi cette femme, vêtue de la tenue traditionnelle assise en face de moi, à même le sol, donnant le sein à son petit d’un an passé.
Le temps de faire le tour du village, aux habitations de paille, bambou et Tek, au bras d’un ancien qu’il m’est proposé par Éric de poursuivre notre aventure vers les LAHU en compagnie des siens.
Heureux d’accepter qu’ils se joignent à nous, le tabac roulé dans une fine feuille de banane, l’ancien éteint sa cigarette et nous voguons vers les LAHU au travers de pistes rarement fréquentées.

 

AYUTTHAYA, CAPITALE DU SIAM.

 

Comme si, en art, le temps n’existait plus.
Le partie historique d'Ayutthaya est en partie constituée des ruines de ses anciens temples (ou wats). Ces ruines représentent une quinzaine de sites, dont un Bouddha couché. Tandis qu'à l'époque de leur construction les temples et sculptures étaient entièrement recouverts de plâtre blanc, celui-ci s'est dégradé au fil du temps et ne recouvre plus qu'une infime proportion des constructions. La pierre de construction, de couleur rouge, est aujourd'hui à nu.
L’ensemble de notre environnement de briques rougeâtres nous semble figé à jamais.
La où des hommes sont morts, rasés par les multiples invasions Birmanes, nous marchons ou pédalons au gré des étendues.
Les rayons de notre astre flirtant avec le sommet des "Chedi" nous assomment, mais insatiablement nous contemplons ces vestiges oubliés d’une Capitale, jadis, peuplée de plus d’un million d’âmes.
Étape incontournable à tout juste 80 kilomètres de Bangkok, on ressent ici une envahissante envie de se nourrir de la culture historique des lieux.
Quand la beauté architecturale ancienne vous prend....

 

ILE DE KOH TAO.

 

Oscar Wilde disait en son temps qu’il fallait avoir des rêves assez grands pour ne pas les perdre de vue.
Sur Koh Tao ( ile de la tortue ) dans le golf de Thaïlande, nous suivons l’un d'eux en plongeant dans les profondeurs de ses eaux émeraudes. Un autre rêve, notre licence d’Open Water "PADI ", est au bout des quelques plongées nécessaires à l’obtention de ce niveau.
Poisson papillon, poisson trigger, licorne, méduse géante, requin.......et autres coraux de toutes formes et de toutes couleurs nous accompagnent en contraste avec son contraire.......la surface.
Surface aux pistes pentues, pourries et réellement " casse-gueule "qui vous mènent sur de plus petits sentiers que nous emprunterons à pied tentant d’y débusquer une des criques de doux sable chaud encore vierge et non balisée.
Sur la demi-douzaine de routes répertoriées se croisent multitudes de quads, motorbike en allers et venues du Nord au Sud, bien souvent, poursuivis de chiens errants.
Le soir venu, entre poussières retombantes et hurlements des hygiaphones municipaux, les reflets rougeâtres d’un soleil couchant habillent les flancs de montagnes parsemés de huttes de bambou et de bananier auxquels on n’accède qu’à pied ou en bateau.
Pour les irréductibles "fans" d’ambiance nocturnes du bout du monde, des bars feront couler la "Singha".
Pour les autres, les chants animals et végétals de la jungle vous prépareront à une nuit paisible.

 

KHAO LAK ET LES ILES SIMILAN.

 

On se souvient tous de ce 26 Décembre 2004 où un puissant Tsunami surprenait les habitants et touristes des côtes Thaïlandaises en mer d'Andaman.
L'essentiel des images télévisées relatant les dégâts causés en Thaïlande provenait du chaos humain et matériel de Khao lak.
Aujourd'hui, plus aucune trace de cette catastrophe ne subsiste. Seuls témoins de cette journée funèbre, la peine des cœurs inconsolables à jamais et les documents photographiques laissés, en témoignage à tous, au Musée du Tsunami.
Tout est reconstruit de manière plus aérée et d'un gout à ravir les vacanciers adeptes du soleil en début d'année.
Les piscines flirtent avec les bords de plages, tandis que le personnel s’affaire aux exigences des clients, majoritairement venus pour quelques jours via un package promu par un tour opérator.
A 1h20 en speed boat direction plein Ouest et pratiquement en face de Khao lak surgit, d’une végétation tropicale luxuriante, l'archipel des iles Similan.
Elles surgissent des eaux turquoises de l'océan indien, appelées ici mer Andaman. Le spectacle est fabuleux et inoubliable. De petites plages de sable corallien à la blancheur quasi immaculée, bordent certains des ilots.

 L’archipel est connu des plongeurs du monde entier pour être un des plus beau site de plongée du globe, avec une eau à la transparence cristalline. Il est classé parmi les 10 plus beaux sites mondiaux par le magasine américain " Skin Diving ".
Le nom de Similan vient du Malais « Sembilan » qui signifie « neuf », nombre des ilots constituant l’archipel.

Ile numéro 1 : Koh Hu Yong.
C’est l’ ile située à l'extrémité sud de l’archipel.
Ile numéro 2 : Koh Pa Yang.
Ile numéro 3 : Koh Pa Yan.
Ile numéro 4 : Koh Miang - Deuxième ile de l’archipel en superficie, après Koh Similan, c’est sur cette ile que se trouve l’ Office du Parc National et c’est aussi la seule qui possède des bungalows . Au nombre d’une vingtaine, ces bungalows en bois de style Thaï, ont souffert lors du tsunami et sont actuellement en rénovation et remplacés par des tentes de camping qu'il est également possible de louer.
Ile numéro 5 : Koh Ha.
Ile numéro 6 : Koh Pa Yoo.
Ile numéro 7 : Koh Pa Boo.
Ile numéro 8 : Koh Similan – C’est la plus grande ile de l’archipel. Elle possède une splendide plage corallienne, bordant la baie principale, au nord de l’ ile. Idéale pour le snorkeling, l’eau y est particulièrement claire et pourvue en faune aquatique. Un étrange rocher qui parait posé en équilibre sur un amas de granite, procure un splendide point de vue, à l’est de la baie. C’est sur cette ile que s’arrêtent la plupart des bateaux pour le déjeuner des visiteurs.
Ile numéro 9 : Koh Ba Ngu (ile des serpents) est la plus au nord. Elle possède dans sa partie sud une magnifique petite plage corallienne, de 50m de long. Les fonds sont ici encore d’une grande richesse.

Similan

J'avais promis à Patrice.M, mon coach de tennis de table de venir plonger dans ces eaux claires cerclant les éboulis de granit.
Grand sportif, Patrice pratiquait entre autre le Karaté et la plongée sous marine et terrestre.Un clin d'œil à cet homme aujourd'hui dans un coma prolongé suite à un incident de rivière souterraine et avec qui je ne partagerai surement jamais mes émotions de tout jeune "Open Water".
Les plages des iles Similan vous accueillent avec des roches de granit érodées debout sur un sable blanc et fin offrant cette douceur émeraude aux petites profondeurs limitrophes.
Dans ce parc national marin au statut protecteur, aucune construction en dur ne vient perturber ce que nous rêvons tous de voir un jour ...... une ile déserte.
Les bateaux coulent leur ancre à quelques brasses des rives pour les amateurs de "snorkeling", alors que les plongeurs régulent la cadence du rythme de leurs poumons.
Imaginez vous en flottabilité neutre, les légers courants vous ramener après une plongée d'une heure maximum à une trentaine de mètres, l'esprit concentré et rempli de souvenirs des variétés de coraux et de poissons propre à la situation géographique des iles Similan.
Une paisibilité totale avec pour seul but de découvrir ou de redécouvrir, en parfaite harmonie avec le milieu, la richesse des fonds encore bien mal connue de nos jours et dont certaines espèces n'hésiteront pas à se nourrir, directement sur les parties dégagées de votre corps, des peaux mortes.
 Émotions garanties même aux plus avertis d'entre nous qui tenteront au même moment de distinguer les caches et les camouflages de certaines espèces dont une ( le trigger fish ) tentera régulièrement de vous chasser, à l'aide de ses dents acérées, de son territoire.
Toutes les consignes de sécurité observées, rien ne vous empêche de plonger dans le grand bleu.
A l'heure du retour sur le continent, vous partagerez, ou revivrez seul isolé dans votre coin, ces instants en communion avec les éléments de cette activité subaquatique.


RETOUR DE THAÏLANDE.

On le sait tous, les bonnes choses ont une fin.
Je reviens de mon énième voyage en Thaïlande ravi et avec la certitude de vouloir, encore et encore, poursuivre mes connaissances géographique et culturelles de ce magnifique pays.
Insatiablement curieux de la richesse de certains de ses sites terrestres ou sous marins, je profite de cette coupure hivernale pour me ressourcer aussi.
Le temps a passé bien vite et il ne me reste plus qu'à vous en faire partager l'essentiel.

I will be back......

Tous droits réservés - Le 31/01/2008